RETOUR VERS LE FUTUR


Le Logement en Questions ?

 

 

L’impact que nous avons sur notre environnement est une des questions majeures à laquelle notre génération est amenée à répondre. Il est nécessaire de pouvoir repenser nos modes de consommation, de déplacement, et d’habiter afin de se rapprocher, le plus rapidement possible, de systèmes écologiquement viables et pérennes, mais qui conservent voir qui améliorent la qualité de vie et d’usage des habitants.

Nous sommes partis du constat frappant, que les opérations de logements contemporaines sont dictées par le parking et les réseaux. Afin de répondre aux exigences des communes et de leurs PLU « sur-protecteurs » de l’existant, celles-ci exigent un nombre de places de stationnements par logements, voir par mètres carrés, ce qui fait que suivant la capacité du parking, on sait combien d’appartements vont pouvoir être construit. Nous marchons sur la tête, les notions de qualités de vie, d’esthétisme, de rapport d’échelle sont reléguées en second plan, au profit de cette logique de rentabilité. Nous souhaitons donc remettre l’architecture au centre de la question du logement, et non pas l’architecture quantitative comme l’entend le projet de loi ELAN, mais bien l’architecture, synonyme de qualité de vie, de qualité d’usage et d’innovation.

Les réseaux de transports et de flux sont omniprésents dans la ville et dans la société d’aujourd’hui, et l’architecture est taillée en fonction de ceux-ci.

Circuler vite, connecter les différents points d’une aire urbaine pour aller au travail, faire ses courses, récupérer ses enfants à l’école voyager. Ces obligations techniques provoquent une densification et un étalement urbain qui sur-sollicitent les ressources de notre planète, et viennent créer des nœuds de densité, comme un système neuronal, ou les neurones seraient les villes et les connections neuronales seraient les réseaux de transports et d’énergie.

 

Qu’adviendrait-il dans un monde où ces réseaux ne seraient plus nécessaires ?

 

Nous sommes parties du principe d’une utopie futuriste, l’existence de la téléportation, et son accessibilité à tous, afin de reposer la question du logement de demain, tout en mettant en avant les notions qui nous sont chères : la qualité de l’habitat et le respect de l’environnement.

 

Notre réflexion sur le sujet nous a donc mener à nous reposer la question de qu’est-ce que la qualité de vie dans le logement. Qu’est ce qui a fait, que l’homme a ressenti le besoin de vivre en communauté ?

 

 

 

Ces questions nous ont amenées à développer un projet de tour totalement autonome, que ce soit en apport d’énergie, comme dans le traitement de ses rejets (eaux usées, ordures, …).

La téléportation apporte l’absence complète de réseaux de déplacements et donc de temps de déplacement, la proximité de la ville, et de son lieu de travail n’est donc plus une nécessité. La tour permet de limiter l’impact foncier du logement mais également, de proposer des logements avec des vues imprenables, disséminer sur la planète, sans route d’accès, sans parking. Elles limitent l’étalement urbain, en proposant une acuponcture de tours, positionnées en des lieux stratégiques, permettant leurs autonomies totales, et offrant des points de vue remarquables.

La tour recréée ainsi l’idée de communauté autonome, tel un village vertical avec son propre fonctionnement interne, intégrant le maximum de service (crèche,…), et quand la notion de seuil de population ne permet pas l’installation de certains services, ceux-ci peuvent se regrouper dans les villes déjà existantes. Cette communauté née de la présence d’espaces communs partagés au sein de la tour, crèche, laverie, salle commune, grâce à l’économie de foncier et d’espace de circulation et parking.

Nous avons donc imaginé, une tour composée d’ensemble de 4 niveaux, sur une base carrée, dont un tiers serait un espace commun extérieur végétalisé, positionné en alternance au Sud ou à l’Ouest.

Afin de favoriser la qualité de vie au sein du bâtiment, l’ensemble des appartements sont traversants, et possèdent leur propre espace de téléportation. Les noyaux de réseaux sont centraux, et plombent sur toutes la hauteur. En termes de qualité d’usage, les séjours sont généreux, faciles à aménager, bien orientés donnant sur l’espace commun végétalisé et très largement vitrés. La distinction est faite entre les espaces jours et les espaces nuits.

L’accent est mis sur la qualité de vue et les paysages proposés, afin d’avoir les qualités du logements collectifs, et la vue panoramique d’une randonnée en pleine nature.

 

volume+ plan